Networking d'auteurs : préparer son pitch avant une soirée littéraire
Vous participez bientôt à une soirée littéraire ? Un pitch clair et mémorable décuple vos chances de créer des connexions professionnelles, d'intéresser des éditeurs et d'élargir votre lectorat. Suivez ce guide pour construire, tester et délivrer un pitch qui marque les esprits en moins de deux minutes.
Pourquoi un pitch est indispensable en networking littéraire ?
Lors d'un événement, vous disposez rarement de plus de 90 secondes pour capter l'attention. Un pitch structuré :
- Valorise votre identité d'auteur et votre univers narratif.
- Aide l'interlocuteur à se souvenir de vous après la soirée.
- Ouvre la porte à des collaborations (édition, podcasts, adaptations).
- S'inscrit dans une démarche de promotion d'auteur lors d'événements littéraires.
Les 5 piliers d'un pitch d'auteur réussi
1. Une accroche émotionnelle
Commencez par une image, une question ou une statistique qui fait écho à votre genre. Exemple : « Et si votre mémoire ne dépassait jamais trois minutes ? » pour annoncer un thriller psychologique.
2. Votre positionnement
Définissez en une phrase votre place dans l'écosystème littéraire : genre, angle unique, cible de lecteurs.
3. Le bénéfice lecteur
Expliquez ce que votre œuvre apporte : divertissement, savoir, introspection… Soyez spécifique.
4. La preuve
Insérez une publication, un prix ou un chiffre clé (ex. : nombre d'abonnés à votre newsletter littéraire (article prochainement disponible)).
5. L'appel Ă l'action
Concluez par une invitation explicite : « Je cherche un éditeur pour la traduction anglaise » ou « J'aimerais échanger sur des adaptations audio ». L'interlocuteur sait ainsi comment vous aider.
Étapes pour préparer son pitch avant la soirée

Avant même d'entrer dans la salle, votre pitch doit être affûté comme la première phrase d'un roman que l'on ne peut plus lâcher. Imaginez la scène : bruissement de verres, chuchotements d'auteurs aguerris, flammes des bougies qui dansent sur les reliures dorées… Votre message doit se détacher de ce décor foisonnant et s'imprimer durablement dans la mémoire de votre interlocuteur, qu'il soit éditeur, blogueur, libraire ou simple passionné de belles lettres. Pour y parvenir, il convient de suivre une méthode rigoureuse : clarifier votre objectif principal, condenser la substance narrative de votre projet, tester votre exposé jusqu'à ce qu'il devienne aussi fluide qu'un dialogue bien ciselé, puis l'ajuster en temps réel selon les regards, les questions et les silences qui ponctuent la conversation. Chaque mot doit compter ; chaque respiration doit créer l'espace nécessaire pour que l'imagination de votre auditoire s'allume. Vous ne vendez pas un manuscrit, vous partagez une promesse d'aventure, le frisson d'une émotion future. En préparant le terrain de cette façon, vous transformez une rencontre fortuite en opportunité concrète, et une simple poignée de main en passerelle vers une collaboration éditoriale fructueuse.
- Clarifier votre objectif. Souhaitez-vous un contrat d'édition, des chroniques, un partenariat ? Chaque finalité modifie le message.
- Appliquer la méthode « SHP ». Situation, Héros, Problème : résumez votre intrigue ou votre expertise avec ce trio narratif.
- Rédiger, puis condenser. Écrivez 150 mots, réduisez à 75, puis à 30. Le noyau dur émerge.
- Tester en conditions réelles. Enregistrez-vous ou pratiquez un pitch de 60 secondes (article prochainement disponible) devant un pair. Chronométrez.
- Affiner selon les retours. Notez les points qui suscitent des questions : ils deviennent vos leviers de conversation.
Erreurs courantes à éviter
- Réciter son CV complet : concentrez-vous sur la valeur et non sur la chronologie.
- Employer du jargon éditorial : un journaliste culturel peut ne pas connaître la « high fantasy » ou le « roman en verse ».
- Finir sans appel à l'action : vous perdez l'occasion de transformer la curiosité en collaboration.
- Oublier d'adapter votre vocabulaire Ă l'interlocuteur : libraire, lecteur ou agent n'ont pas les mĂŞmes codes.
Après le pitch : transformer l'échange en opportunité
Votre pitch a fonctionné ? Voici le suivi gagnant :
Étape | Délai idéal | Objectif |
---|---|---|
Remercier par e-mail | 24 h | Marquer votre professionnalisme et rappeler le contexte |
Envoyer un extrait PDF | 48 h | Donner un aperçu concret de votre plume |
Proposer un appel court | 7 jours | Qualifier les besoins et proposer un prochain pas |
Relance stratégique | 14 jours | Maintenir la relation (voir méthode relance stratégique) |
Mesurer l'impact de votre pitch
Comptez :
- Nombre de cartes/QR codes scannés.
- Réponses aux e-mails de remerciement.
- Nouveaux abonnés à la newsletter dans les 48 h.
Fixez des objectifs réalistes : par exemple, trois prospects qualifiés sur dix rencontres.
Source : Observatoire des pratiques littéraires
Quiz : ĂŞtes-vous prĂŞt pour votre prochain pitch ?
FAQ
- Que faire si mon interlocuteur interrompt mon pitch ?
- Accueillez la question : c'est bon signe ! Répondez brièvement puis reprenez votre fil en utilisant la transition : « Comme je le disais… ».
- Dois-je imprimer mon pitch ?
- Non, privilégiez une carte de visite avec QR code vers un extrait ou votre bio en ligne.
- Comment gérer le stress avant de parler ?
- Respirez 5-5-5 : inspirez 5 s, bloquez 5 s, expirez 5 s. Visualisez votre première phrase : c'est elle qui déclenche la suite.
Appel Ă l'action
Vous voulez aller plus loin ? Préparez votre prochaine intervention grâce à ces ressources sur le networking événementiel. Partagez cet article avec vos pairs et enrichissez la communauté d'auteurs.