Spirituals : vérifier les licences avant de diffuser votre cover gospel
Vous rêvez d'enregistrer un chant gospel célèbre ? Avant de poster votre cover de spirituals sur YouTube, TikTok ou Spotify, assurez-vous de respecter les licences nécessaires. Suivez ce guide pas à pas pour éviter les blocages, protéger vos revenus et honorer l'héritage spirituel de ces œuvres.
Pourquoi les spirituals ne sont pas toujours libres de droits ?

La plupart des spirituals traditionnels ont été créés avant 1927 ; ils sont donc entrés dans le domaine public aux États-Unis. Pourtant, un arrangement moderne, un enregistrement ou une traduction peut, lui, être protégé par le droit d'auteur. C'est ce qui piège de nombreux artistes gospel débutants : ils pensent que « public domain » rime avec utilisation totalement gratuite. Or, dès que vous utilisez un arrangement signé après 70 ans post-mortem de l'arrangeur, vous devez demander une autorisation.
Les trois couches de droits à vérifier
- Droits d'auteur sur la composition : texte et mélodie originels.
- Droits voisins : liés à l'enregistrement que vous samplez ou imitez.
- Droits d'édition : partition ou arrangement spécifique publié par un éditeur.
Identifier rapidement le statut juridique d'un spiritual
Pour savoir si un titre est vraiment libre :
- Recherchez la première date de publication. Avant 1927 ? Le texte est probablement libre.
- Analysez votre partition : le nom d'arrangeur et l'année figurent sur la page de garde.
- Consultez les catalogues ASCAP, BMI ou SACEM pour vérifier la présence d'ayants droit.
- Contactez l'éditeur si vous trouvez la mention ©.
Quatre licences indispensables pour diffuser votre cover gospel
Licence | Utilisation | Où l'obtenir | Budget moyen |
---|---|---|---|
Licence mécanique | Pressage CD / streaming audio | SCPP, The MLC, SACEM | ≈ 0,091 €/titre en France |
Licence de synchronisation | Vidéo YouTube, clip, pub | Éditeur ou auteur | De gratuit (amateur) à 1 000 €+ |
Licence d'arrangement | Nouvelle ré-harmonisation | Éditeur d'origine | 5 % à 10 % des recettes |
Licence print | Vente de partitions | Hal Leonard, Alfred Music… | 15 % du prix de vente |
Étude de cas : « Swing Low, Sweet Chariot »
Le texte de ce spiritual est libre, mais l'arrangement SATB de 2002 signé Moses Hogan reste sous copyright jusqu'en 2072. Vous devrez donc :
- Demander une licence d'arrangement à son éditeur (Hal Leonard) avant d'enregistrer.
- Verser des droits mécaniques pour le streaming audio.
- Négocier une synchronisation si vous tournez un clip.
Procédure express pour sécuriser vos droits
- Listez les titres et arrangements prévus.
- Repérez les éditeurs via l'ISWC ou l'ISRC.
- Envoyez un e-mail standardisé : description du projet, durée d'exploitation, revenus estimés.
- Archivez les accords écrits et conservez-les sur le cloud.
- Déclarez ensuite la diffusion auprès de la SACEM pour vos concerts.
Besoin d'un rappel sur les revenus annexes ? Lisez notre guide complet sur la reprise et les droits voisins.
Outils pratiques pour chorales et solistes
- Songfile : calcul automatique des licences mécaniques.
- Easy Song : guichet unique de synchronisation pour YouTube.
- Arranger's Publishing Co. : catalogue gospel libre ou sous licence simplifiée.
- Formulaire SACEM Sérénité : déclaration live en trois clics.
Optimisez ensuite votre visibilité grâce à notre article référencement gospel et SEO d'artiste.
Gérer les droits voisins quand vous êtes interprète
En tant que chanteur, vous touchez des droits voisins chaque fois qu'une plateforme monétise votre cover. Pour ne rien perdre, enregistrez-vous auprès de la SCPA ou de l'ADAMI et renseignez correctement les codes ISRC. Découvrez aussi comment maximiser ces revenus avec cet article sur les droits voisins en vidéo live (article prochainement disponible).
Checklist diffusion : zéro blocage, zéro strike
- Écrivez « Traditional, arr. Nom de l'arrangeur » dans les métadonnées.
- Ajoutez le numéro de licence mécanique dans le champ « copyright ».
- Activez la monétisation partagée sur YouTube ; l'éditeur recevra sa part.
- Testez l'upload en privé et surveillez Content ID 24 h avant publication.
- Conservez vos reçus de paiement de licences pour prouver votre bonne foi.
Quiz : êtes-vous au point sur les licences ?
FAQ
- Dois-je payer quelque chose pour chanter un spiritual dans mon église ?
- Non si vous l'interprétez en direct et sans retransmission. Dès qu'il y a captation ou streaming, une licence peut être nécessaire.
- Puis-je distribuer gratuitement ma cover sur Bandcamp ?
- Oui, mais vous devez quand même obtenir une licence mécanique, même à 0 € de prix public.
- Comment trouver l'éditeur d'un arrangement gospel ?
- Regardez la partition, cherchez le code ISWC ou interrogez la base SACEM avec le titre et le nom d'arrangeur.
- Que se passe-t-il si je reçois une réclamation Content ID ?
- Fournissez votre preuve de licence via le formulaire de contestation. Si l'éditeur valide, la revendication est levée.
Prochaine étape : booster votre visibilité gospel
Une fois vos licences sécurisées, inscrivez-vous dans l'annuaire des chanteurs gospel Book.fr pour toucher des programmateurs et agences événementielles. Complétez votre profil, ajoutez votre cover légale et réservez votre place sur la scène spirituelle.
À vous de chanter ! Vérifiez vos licences, publiez votre cover de spirituals en toute sérénité et faites rayonner votre voix. Besoin d'accompagnement ? Contactez-nous et transformez votre passion gospel en opportunités professionnelles.